montévidéo, créations contemporaines, théâtre, musique, écriture

3, impasse montévidéo 13006 Marseille • +33 (0)4 91 37 97 35

 




MERCREDI 8 NOVEMBRE I 20H

LECTURE


Le divers du monde, ou des poétiques et politiques de l’altérité

Colette Tron et Patrick Portella















D’après l’ Essai sur l’exotisme, une esthétique du divers de Victor Segalen

Une proposition artistique de Colette Tron, auteur et critique, et Patrick Portella, musicien et compositeur

 

Là où « le divers décroît » (Segalen), « le désert croît » (Nietzsche).

Nietzsche rappelait que notre rapport à l’autre est toujours biaisé car fondamentalement tourné vers la propre satisfaction de nos désirs. Le respect véritable de l’autre n’existe qu’en maintenant la distance entre l’autre et nous. Cette altérité, de quelque nature (ou culture) qu’elle soit, c’est le Divers selon Segalen : « son véritable nom est l’Autre ». Tout autre. Divergent, différent, séparé, impénétrable, étranger. S’en réjouir !

Si Victor Segalen (poète, médecin, ethnologue, archéologue) a travaillé à renouveler la notion du divers et la conception de l’altérité, Colette Tron et Patrick Portella s’attachent à les actualiser, et, par ces éléments poétiques, à construire une représentation, un spectacle, avec toujours cette altérité déclinée. Et revitalisée.

 


Durée estimée : 1H

Tarif : 3 euros




SAMEDI 11 NOVEMBRE I 20H

THÉÂTRE

L’heure fugitive

Cécile et Thomas Richards














Une femme dans un bar, face à la démesure de sa révolution. Elle a envie... d'un rendez-vous ? Dans son attente, à travers des métamorphoses, elle incarne des voix de poétesses françaises ancrées dans l'histoire. Elle voyage, l'âme ivre, dans la matière de ses rêves, ses désirs, sa sensualité. Elle devient actrice de ses besoins génératifs. Dans son anonymat, et en se débarrassant des conventions, elle invoque un monde où l'homme et la femme existent comme un. Elle transforme son attente en arme, et se demande : "Quelle révolution me portera au paradis, encore debout dans mes bottes ?"


Un spectacle solo du Workcenter of Jerzy Grotowski and Thomas Richards

Durée estimée : 1H

Tarif : 12 euros





MERCREDI 15 NOVEMBRE I 18H30

CONFÉRENCE EN ANGLAIS

The Internet of Snails
Justin E.H. Smith

Conférence dans le cadre  du lancement du catalogue monographique en ligne Contagious Spaces de l’artiste plasticienne Emmanuelle Lainé.
www.ContagiousSpaces.world

Faisant référence à un article paru en 1850 par Jules Allix décrivant un système de communication sans fil qui utiliserait les capacités cognitives des escargots, Justin E.H. Smith développe toute une pensée de la communication par le vivant, traitant l’Internet comme on traiterait une sujet d’histoire naturelle. “Internet, qui a toujours existé conceptuellement comme une possibilité est - de la même manière que le destin humain, le désir, les champignons, ou le mouvement des escargots - l’âme incarnée de l’animal.” (Justin E.H. Smith, in The internet of Snails, Cabinet magazine).

Contagious Spaces est le premier catalogue monographique de Emmanuelle Lainé. À l’image du travail de l’artiste, qui aime brouiller les pistes de lecture par l’enchevêtrement de divers médias au sein d’installations immersives, cette plateforme numérique en évolution constante met en abîme les processus de production à l’œuvre dans son travail. Une carte géographique renseignant la position actuelle du visiteur web laisse place en quelques clics à une série d’images et de textes, puis à de grandes images numériques, d’une haute définition. Ces dernières, autrefois collées à même les murs de l’espace d’exposition et documentant les installations avant l’ouverture au public, sont ici proposées à l’échelle 1 telle une immense toile dans la toile. Emmanuelle Lainé continue à créer, cette fois à travers l’objet éditorial, un espace cognitif complexe où plusieurs temporalité coexistent et se résolvent dans le point de vue du visiteur (web).


Diffusion en direct sur le média télévisé Labor Zero Labor => http://l-0-l.tv

Co-editeurs : Cac Noisy-le sec, la Villa Arson, Dent-De-Leone
Direction artistique : Maki Suzuki
Graphisme et développement : Luke Archer
Live produit et réalisé en direct par Laborzerolabor

Avec le soutien de la Fondation d’entreprise Ricard et du CNAP à l’Édition numérique.


Durée estimée : 1H

Entrée libre






MERCREDI 15 NOVEMBRE I 20H
JEUDI 16 NOVEMBRE I 20H30

THÉÂTRE I OUVERTURE DU FESTIVAL LES RENCONTRES À L’ECHELLE

Still in paradise

Yan Duyvendak et Omar Ghayatt















Dans un monde tout en tension, est-il encore possible d’aller à la rencontre de l’Autre ? Yan Duyvendak et Omar Ghayatt confrontent leurs points de vue. Prenant pour fil conducteur leur histoire, commune et personnelle, ils tissent une performance qui se réinvente chaque soir. Sur les douze fragments dont ils font préalablement l’article, seuls cinq seront joués : aux spectateurs de voter à main levée. Avec cette forme participative et sans fausse naïveté, ces deux Suisses d’adoption, l’un Hollandais, l’autre Égyptien, s’emploient à déjouer les clichés, à renouer le dialogue, même s’il faut en passer par là où ça fait mal. Occident et Orient sont-ils réconciliables ? En lieu et place de réponses, Still in Paradise génère des questions. À chacun d’éprouver ses idées, l’esprit ouvert à la complexité.

In a world full of tension, is it still possible to seek out the other? The performance artists Yan Duyvendak, originally from the Netherlands, and Omar Ghayatt, originally from Egypt, stage their meeting, their doubts and their differences in a series of scenes selected by the audience.

Conception Yan Duyvendak, Omar Ghayatt

Avec Yan Duyvendak, Omar Ghayatt, Georges Daaboul

Traduction Georges Daaboul

Collaboration à la scénographie Sylvie Kleiber

Technique Leo García



En coréalisation avec Montévidéo, créations contemporaines - atelier de fabrique artistique

Production Dreams Come True (Genève) — coproduction Théâtre de l’Arsenic (Lausanne), Dampfzentrale Bern, Théâtre du GRÜ (Genève), La Bâtie/Festival de Genève — coréalisation FRAC Alsace, Montévidéo (Marseille) — soutiens Ville de Genève, République et Canton de Genève, Fonds municipal d’art contemporain (Genève), Loterie Romande, Pro Helvetia (Le Caire), Pro Helvetia – Fondation suisse pour la culture (Zurich), Valiart Bern, Fondation Meyrinoise du Casino, Fondation Leenaards, CORODISSpectacle créé en 2015 au Théâtre Forum Meyrin (Genève)


Durée estimée : 2H

Tarif : 10€ / 15 €






MERCREDI 22 NOVEMBRE I 20H

LITTÉRATURE I RENTRÉE LITTÉRAIRE I ÉDITIONS VERTICALES


Les fils conducteurs
de Guillaume Poix  














« Quand les enfants crèvent les écrans, quand ils arrachent le plastique et fractionnent les écorces de cette forêt véreuse, quand ils posent les doigts sur les fils conducteurs, les dénudant de leur enveloppe isolante pour atteindre l’âme dont ils jaugent la souplesse, le courant pourrait surgir, s’accrocher à leurs phalanges, les mordre — et puis les avaler. »

Près du port d’Accra, au Ghana, dans une immense décharge de produits électroniques, Isaac et Moïse initient Jacob à la « fouille ». Trois jeunes garçons plongés dans les déchets de l’obsolescence industrielle auxquels Guillaume Poix donne une grâce singulière. Ce premier roman captive tant par son style lyrique et son ambition documentaire que par l’humour impitoyable qui interroge les zones troubles du regard occidental.

Guillaume Poix est né en 1986 dans la banlieue lyonnaise. Il est dramaturge et metteur en scène. Les fils conducteurs est son premier roman.

Durée estimée : 1H

Tarif : 3 €





MERCREDI 29 NOVEMBRE I 19H30

MUSIQUE I DJ SET


Arnaud Maguet  














Arnaud Maguet est artiste plasticien, professeur au studio édition de la Villa Arson (École Nationale Supérieur d’Art de Nice), non-musicien au sens où l’entend Brian Eno et parfois auteur au sens où lui-même l’entend. Souvent, il vit et travaille à Nice. Nous pourrions dire comme certains que sa pratique tente d’établir une ligne téléphérique entre les cimes des avant-gardes du XXème siècle et les caniveaux des cultures underground mais cela serait à la fois terriblement pompeux et extrêmement réducteur.

Il est actuellement représenté par la galerie Sultana à Paris. Arnaud Maguet est aussi le créateur du label de musique atypique Les Disques en Rotin Réunis (www.ldrr.com) auquel ont participé entre autres Super Reverb, Bader Motor (son groupe avec Fred Bigot et Vincent Epplay), Hifiklub, Jad Fair, The Legendary Tigerman, Talweg, Jac Berrocal, Arnaud Labelle-Rojoux, Jean-Marc Montera, Jean Dupuy, Jean-Luc Verna, Céleste Boursier-Mougenot... Il a lui même enregistré quelques disques solos sous divers pseudonymes et réalisé plusieurs film-portraits : en 2012 celui de R. Stevie Moore à Nashville I Am A Genius (And There’s Nothing I Can Do About It), en 2013 celui de Alain Johannes dans le désert de Mojave (Californie) Plans Make Gods Laugh et en 2016 celui de Lee Ranaldo à New York In Doubt, Shadow Him!. Il travaille actuellement sur Derniers Soleils, une fiction d’anticipation tournée lors d’une résidence au Maroc.


Durée estimée : 4H

Entrée libre





MERCREDI 6 DÉCEMBRE I 19H

THÉÂTRE


Conversation dans la forêt
de Jeanne Casilas












 

Cette pièce part du croisement de deux textes, La Communauté désoeuvrée de J-L Nancy et Les Trois sœurs de Tchekhov. Et de deux images, celle des conversations nocturnes dans le jardin, entre la maison et la route, qu’il y a dans les Trois sœurs, et la projection d’une réunion clandestine dans une forêt, de nos jours. La pièce se déroule au cours d’une après-midi. Des gens se rencontrent, se parlent et se disputent. Ils prennent le temps de le faire. Sans qu’il y ait d’autre enjeu dramaturgique que de parler, en prenant le risque que cette parole ne mène nulle part. Le sujet, c’est donc ce que peut la parole, et l’intrigue, celle de femmes et d’hommes qui essaient de s’entendre. C’est aussi la mémoire (individuelle, intime, collective, littéraire) et comment les êtres avancent avec elle. Macha, Irina, Olga, et quelques autres, en exil, se racontent des histoires du temps de Moscou et rêvent de jours meilleurs. Depuis le XIXème siècle, que sont devenus nos rêves ?

Jeanne Casilas est sortie du CNSAD en 1999, au théâtre elle a travaillé comme actrice avec Patrice Chéreau (Richard III), Christophe Perton (Lear), Hubert Colas (La fin de l’amour, 4h48 Psychose, Purifiés), Thierry de Peretti (Valparaiso). En 2008 elle intègre l’université de Paris 8, St-Denis, en lettres modernes et obtient sa maîtrise sur Mallarmé en 2011. Conversation dans la forêt est son premier texte, et sa première mise en scène. En 2016 elle crée la compagnie Léningrad-Paris.

Texte et mise en scène : Jeanne Casilas
Scénographie : James Brandily
Distribution : Lucie Boscher, Charline Grand, Ludivine Henry, Sylvain Jacques, Florence Janas, Pauline Méreuze, Efflam Omnes, Agathe Paysant, Richard Pinto


Durée estimée : 1H

Entrée libre sur réservation





MERCREDI 6 DÉCEMBRE I 20H30

CINÉMA I FESTIVAL DANSEM

Aurora, a creative process
de Cosimo Terlizzi















 

Artiste audiovisuel, Cosimo Terlizzi documente et traduit le parcours de création d’Aurora, la pièce d’Alessandro Sciarroni dans laquelle des joueurs de goalball, sport paralympique joué par des non-voyants et malvoyants, deviennent par la mise en scène les interprètes d’une pièce chorégraphique. Suivant le chorégraphe dans sa recherche, il crée une œuvre
indépendante : un film qui, à travers les répétitions et les histoires singulières des joueurs, nous amène à considérer la vision d’un point de vue différent.


Avec Alessandro Sciarroni, Alex Alcaras, Alexandre Almeida, Charlotte Hartz, Damien Modolo, Dimitri Bernardi, Ema- nuele Nicolò, Emmanuel Coutris, Eric Minh Cuong Castaing, Francesca Foscarini, Marcel Van Beijnen, Matej Ledinek, Matteo Ramponi, Sebastiaan Barneveld, Sergio Lo Gatto, Yanick Bokanta Lungage
Caméra et montage Cosimo Terlizzi

Deuxième caméra Matteo Maffesanti Musique Pablo Esbert Lilienfeld En coréalisation avec Dansem


Tarifs : 3 €
Durée : 1H
Film italien sous-titré français

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