montévidéo, créations contemporaines, théâtre, musique, écriture

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LES MERCREDIS DE MONTÉVIDÉO

Performance electro rock

mercredi 26 avril 2017

19h30 : Prélude au Festival Les Musiques 2017 [12-20 MAI]






L’équipe du Gmem présentera le programme du festival « Les Musiques » en partageant quelques extrais musicaux, vidéos, rencontres et live d’artistes du festival : Alesandro Bosetti et Joël Versavaud.

Pour sa 30ème édition, le festival Les Musiques, célèbre la fusion du gmem – centre national de création musicale, avec le grim, et l’installation dans les nouveaux espaces à la Friche la Belle de Mai, Le Module. Au cœur des musiques de création, qu’elles soient écrites, improvisées ou expérimentales, le festival mêle les genres, croise les esthétiques et les disciplines, ouvre les horizons, dépasse les frontières. Les artistes sont italiens, américains, israélo-palestiniens, libanais, français, allemands… Ils sont compositeurs, musiciens, artistes sonores, metteurs en scène, chorégraphes, chanteurs, acteurs, danseurs, improvisateurs… Tous proposent des créations d’hier et d’aujourd’hui et jouent le jeu de la rencontre et du partage avec les publics. En combinant les arts, les formes, les espaces et les genres, le festival n’a qu’un seul but : la découverte des musiques de création, toutes disciplines confondues.
> Toute la programmation >> BILLETTERIE DU FESTIVAL EN LIGNE

Artistes invités :

ALESSANDRO BOSETTI
Alessandro Bosetti nous présentera et nous donnera un apperçu live de son spectacle « Journal de Bord », inspiré des extraits du journal de sa mère. Ce nouveau projet de création (qui s’achèvera en 2018) sera présenté le jeudi 18 mai au Théâtre Joliette-Minoterie, avec la clarinettiste Carol Robinson et le percussioniste Alexander Babel.

JOËL VERSAVAUD
Joël Versavaud est saxophoniste de l’ensemble C Barré, qui jouera un programme untitulé « Yamaon, le retour » dimanche 14 mai à l’Opéra de Marseille.
Ici, il interprêtera une œuvre de Giacinto Scelsi, compositeur qui sera à l’honneur dans ce programme.
« Tre pezzi » pour saxophone soprano seul (1956) – durée : 10 min.
de Giacinto Scelsi (1905-1988)


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20h30 : Décibel - Fred Nevché

Performance poétique - étape de travail
















Écrit entre Marseille, Casablanca et le Québec, Décibel, est un long poème, qui prend la forme d'une rêverie, d’une traversée des villes et des campagnes, à la lumière des écrans tactiles, entre manifeste et virulente critique du désenchantement de l'époque.

Portée par une nappe synthétique et électro, à l’intensité rock, Décibel est une fable post-apocalyptique teintée de clair-obscur, de visions extatiques, d’envolées cinglantes, de remparts qui cèdent.

Une performance electro-rock en duo avec le multi-instrumentiste Martin Mey (30 min)

Distribution
Frédéric Nevchehirlian :
guitare électrique, MAO, voix

Martin Mey : clavier, MAO, choeurs


Étapes de travail

> 20 avril 2016 Festival Mythos (Rennes)
> 12 mai 2016 Festival Masnaa (Casablanca)
> 21 mai 2016 Scène nationale du Merlan (Marseille - ouverture Jeanne Added)
> 25 et 26 juillet 2016 Festival d'Avignon (La Manufacture "Night Shot")
> 1, 2 et 3 décembre 2016 Transmusicales (Rennes)


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Frédéric Nevchehirlian

Avec « Monde Nouveau Monde Ancien », son premier album sorti en 2009, puis « Le soleil brille pour tout le monde ? », une mise en musique de textes inédits et militants de Prévert en 2011, Frédéric Nevchehirlian, désormais appelé « Nevché », a tracé une route sinueuse et singulière entre rock, slam et chanson.

Un nom compliqué, un genre indéfinissable, une démarche de développement artisanale et militante, ce capétien de français n’avait pas tous les atouts pour vivre de sa musique dans le contexte que nous connaissons depuis une décennie.

Et pourtant après 6 ans et 3 albums, c’est plus de 20 000 exemplaires vendus, 400 dates partout en France et à l’étranger, un accompagnement de structures nationales, telles que le Festival des Francofolies, Marsatac, le centre culturel Paul B, ou la Sacem pour ne citer qu’eux, qui confirment un phénomène récurrent : on aime aussi dans l’hexagone une expression exigeante autour du mot.

Son dernier album, « Rétroviseur », écrit en collaboration avec Ronan Chéneau (auteur de théâtre connu pour ses pièces Fées et Cannibales), et réalisé par Jean Lamoot (réalisateur d’Alain Bashung, Salif Keita…) est le récit sans compromis, abrupt et romantique d’une adolescence à Marseille. Une adolescence d’hier et d’aujourd’hui dans cette ville, qui, loin des clichés d’une cité ensoleillée, excessive et au fort accent, apparaît dans cet album comme on ne l’a jamais présentée : les couleurs sont lessivées (« Si nous marchons ensemble »), c’est souvent l’hiver, le mistral siffle, les plages sont vides (« Marseille »). On y retrouve aussi la ferveur des premières amours silencieuses (« Grands brûlés de l’amour »), les errances existentielles (« Vas-tu freiner ? »), l’atmosphère des longues soirées sur les parkings, et les rêves adolescents de « tout défoncer » (« Sur le parking »). Sans nostalgie, aucune. Une adolescence commune. Comme partout ailleurs.

Enregistré entre Dakar, Marseille, Paris et l’île de la Réunion, « Rétroviseur » est un disque post-capitale de la Culture dans lequel les souvenirs sépias et velourés invitent à imaginer l’avenir sans paillettes ni projecteurs.

Artiste ancré dans sa réalité, Frédéric a, au fil des ans, multiplié les rencontres et les collaborations (Serge Teyssot-Gay, Mike Ladd, Saul Williams, L, Marcel Kanche, Rodolphe Burger, BabX, Thomas de Pourquery), a initié à Marseille le micro-Festival « Gravitations », autour du mot mis en musique (ont été invités en autres Dick Annegarn, Sandra N’Kaké, Michel Cloup, Ottilie [B]., Dimoné, Wladimir Anselme, Sammy Decoster, Dgiz, Peter Van Poehl, des poètes sonores, etc.) et a fondé une coopérative culturelle, « Internexterne », qui assure la production de disques, de spectacles, et l’accompagnement d’artistes émergents.

En janvier 2015, Frédéric a été appelé à participer en tant qu’artiste associé et conseiller musique à la programmation, au projet de Francesca Poloniato, nouvellement nommée à la direction de la scène nationale du Merlan à Marseille.

Comme un autre chemin, une autre façon de vivre la musique, de vivre de la musique.


Martin Mey


Artiste touche-à-tout, à l’inspiration folk et soul, agrémentée d’électronica ou de rock, Martin Mey écoute autant Radiohead que Nina Simone. Sa musique à lui pourrait se trouver à la croisée de la délicatesse élégante de Sébastien Schuller, des balades moody de Tom McRae et du rock viril des Black Keys ; mais plus que tout, lorsqu’on écoute sa musique, c’est sa voix qui nous marque. Une voix singulière, claire, aérienne, incarnée. Ceux qui déplorent l’actuel manque de chanteurs/compositeurs n’ont pas encore entendu Martin Mey et son penchant à faire ressortir de la douleur une puissante beauté. Depuis son premier EP Get Out And Live, Martin nous a déjà montré qu’il aimait jouer avec les harmonies. Out Of My Loops avait confirmé l’élégance et l’originalité de son univers : un monde des sentiments tout en clair-obscur, retenu et délicat, où règne une complicité totale entre l’auteur et l’auditeur. Un monde où l’on peut, au choix, s’allonger yeux fermés, oreilles grandes ouvertes, ou battre le contretemps, danser, exulter. Martin Mey aime les musiques aériennes et envoûtantes, la profondeur d’un piano et l’acoustique d’une guitare folk… Mais ses mauvaises fréquentations l’attirent sans cesse vers des horizons plus tourmentés, tant par la puissance des rythmiques que par les distorsions sonores. L’EP, publié par le label australien Future Classic, en featuring avec le jeune producteur électro 123MRK met à l’honneur son besoin d’ouverture. Pour son premier album, Martin Mey ouvre également le spectre de ses collaborations et décide de laisser à Simon Henner (Nasser, Husbands) les commandes de la réalisation de son album. Toujours sur Taking Off, Martin partage un surprenant featuring avec la talentueuse Paulette Wright, déjà repérée par les Inrocks en 2013. Cette collaboration fait de It Just Happens un des titres majeurs de l’album et nous prouve encore une fois que Martin Mey sait faire grandir sa musique, voire la sublimer, au contact des autres.





INFOS PRATIQUES

Prélude : Entrée Libre // Performance : 3€ + adhésion

Réservations conseillées au 04.91.37.97.35 ou info@montevideo-marseille.com

Ouverture du bar de 19:30 à minuit et restauration sur place de 19:30 à 23:00.